24 février 2009 - Auteur : Claude Lortie
Pour ceux et celles d’entre vous qui ne le savent pas, le magazine Commerce de mars vient de publier la liste des 150 entreprises les plus admirées des Québécois. À lire et à analyser.

Le Groupe Jean Coutu obtient un score impressionnant de 96 % de bonne opinion. Autrement dit, son image de marque est très forte. Car c’est de cela qu’il s’agit, vous l’aurez compris.
On parle ici de perception, d’opinion et forcément d’image. C’est complexe et simple à la fois. Le sondage réalisé par Commerce/Léger Marketing a été fait dans les règles de l’art. C’est aussi scientifique que cela peut l’être.
Ce qui n’est pas scientifique, c’est qu’on joue ici avec l’image que les gens se font des 150 entreprises retenues. Et c’est fragile tout cela. Plusieurs entreprises dont TVA ont subi de sérieuses dégringolades.
D’autres, dont Loto-Québec ont de toute évidence des problèmes d’image de marque. Cela ne se corrige pas par de la publicité. Cela se corrige par une stratégie de marque et un comportement d’entreprise qui sera perçu par le public comme adéquat.
Bell déjà mal en point l’an dernier est exclue du classement cette année… J’ai déjà traité de cette entreprise au mois de septembre dernier dans Comment tuer une marque. Son image de marque est à la hauteur de son comportement avec ses clients et le public en général.
La notoriété, ça se construit, ça se mérite et surtout ça demande une vigilance constante. Sinon on peut passer, comme Air Canada de la 56e place à la 70e en une seule année. Ou bien comme le Groupe Jean Coutu, on peut rester dans le peloton de tête année après année.
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17 février 2009 - Auteur : Claude Lortie
Je viens de voir un petit film intéressant, basé sur un fait réel. Bottle Shock traite du fameux Jugement de Paris qui servit de point de départ à la réputation des vins californiens. Le film vous fournira tous les détails sur ce sujet. Sinon faites une recherche sur Internet. Mais de toute façon, je vous le recommande. À voir pour toutes sortes de bonnes raisons.

Mais la raison pour laquelle j’ai décidé de vous en parler est évidemment liée à la marque. J’ai écrit sur la marque Champagne en décembre dernier. Vous avez sans doute deviné mon intérêt pour la chose.
Dans ce cas-ci, ce que l’on découvre dans le film c’est que les producteurs de vins de la Californie avaient un mal fou à se faire reconnaitre. Comment peut-on penser faire de bons vins à l’extérieur de l’Europe et surtout de la France? Ce pays avait le monopole incontestable de la connaissance et du savoir-faire.
À un moment dans le film, on voit les producteurs californiens réunis et ils mettent de l’argent dans un chapeau pour offrir les frais de voyage à l’un des leurs. Ils comptent tous sur lui pour faire valoir leurs vins auprès des grands connaisseurs français. Ils se disent que si l’un d’entre eux réussit, ils en profiteront tous.
Ils gagneront ce pari complètement fou de se mesurer aux grands crus français. Aujourd’hui, la réputation des vins californiens n’est plus à faire. La marque a du panache.
À l’époque, les préjugés étaient tels que seuls les vins français avaient la côte. Les autres étaient considérés au mieux comme de doux rêveurs au pire que comme des fous prétentieux.
L’Histoire a donné raison aux producteurs californiens. Aujourd’hui, malgré la présence de grandes maisons, ils continuent d’utiliser beaucoup une marque collective comme la Napa Valley. Les producteurs sentent qu’en valorisant l’effort collectif, ils y gagnent tous beaucoup plus individuellement.
Allez louer le DVD vous ne vous ennuierez pas.
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10 février 2009 - Auteur : Ginette Labarre
Un graphisme à première vue ordinaire et une marque forte, ça se peut, ça? Voyage à rabais, cette agence de voyages en ligne, a réussi ce tour de force en quelques années seulement!
Si on regarde la plateforme visuelle de cette jeune entreprise, il n’y a rien qui soit de nature à impressionner. Le logo semble avoir été créé dans les années 70, la signature n’est apparemment pas forte, le choix des couleurs est discutable et leurs publicités, disons… prévisibles.

Pourtant, pour des milliers de consommateurs, voyagearabais.com est synonyme de voyage dans le Sud à faible coût. Demandez à votre voisin : voyage pas cher, égal quoi? Il y a une chance sur deux que sa réponse soit Expédia ou Voyage à rabais. La preuve que ceux qui gèrent le marketing de ces deux agences de voyages ont su faire du bon travail. Comment s’y sont-ils pris?
C’est simple, ils ont joué sur la conjoncture économique et sur la modification des habitudes des consommateurs. Ils ont utilisé un élément à forte teneur émotive : le budget alloué par les amoureux de voyage dans le Sud et le besoin d’évasion des Québécois qui cherchent à fuir l’hiver chaque année. Bref, « Nous réaliserons votre rêve en tenant compte de vos moyens financiers.»
La majorité des Québécois tentent de se payer un voyage annuellement tout en faisant des efforts pour ne pas crever leur budget. L’idée de voyager à petit prix tout en contentant son besoin d’évasion et de soleil a servi de levier à ce type d’agences qui ont poussé comme des champignons au cours des dernières années.
L’autre élément important est le temps. Voyage à rabais l’a bien compris et a su l’exploiter à son avantage. Les jeunes adultes passent un nombre d’heures incalculables à surfer sur Internet, ceux dans la trentaine et la quarantaine ont du mal à concilier travail-famille. Acheter sur Internet leur permet de se sauver d’une visite en agence et d’un temps de magasinage dont ils peuvent se passer compte tenu du peu de temps dont ils disposent pour arrimer l’ensemble de leurs activités quotidiennes.
Finalement, il suffisait à cette entreprise de mitrailler les médias, tant électroniques qu’écrits de publicités sur les avantages de l’achat en ligne et sur les nombreuses occasions d’économiser pour aller rêver dans le Sud. Un positionnement clair, un message clair et une image de marque réussie. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences.
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3 février 2009 - Auteur : Claude Lortie
Le débat est lancé depuis quelques semaines. Comment gérer, en temps de crise, ses outils marketing, sa publicité et valoriser sa marque? Doit-on rationaliser le budget qui y est consacré ou, au contraire, accentué notre présence dans notre marché-cible?
Je dois avouer que la réponse est complexe et que j’ai déjà écrit là-dessus dans mon billet du 6 janvier dernier, mais je veux aller un peu plus loin. Je pense que le sujet est assez important pour que je me permette d’explorer la question davantage avec vous cette semaine encore.
Je pense entre autres à Toyota qui a choisi de lancer une série de pubs qui indiquent clairement aux consommateurs sa sensibilité à la cause environnementale en les enjoignant de réduire leur consommation.
La publicité dit, en gros, de n’utiliser sa voiture qu’en cas d’absolue nécessité. Marchez, prenez les transports en commun ou votre vélo. Économisez, faire un geste pour l’environnement et soyez actif, quoi! Ce sont des messages forts et crédibles, qui ciblent très bien les préoccupations de la majorité.
Non seulement ces pubs servent à maintenir le positionnement de la marque Toyota et à valoriser cette marque en temps de crise économique, mais elles utilisent un contenu à forte teneur émotive, sans manipuler pour autant le consommateur. Voilà un bel exemple de positionnement de la part des créateurs.

Sur le site d’Infopresse, on peut lire que l’agence Tam Tam\TBWA propose une réflexion créatrice face à la crise. Encore une fois, il s’agit de se distinguer du lot dans les moments difficiles et de réfléchir à des actions marketing conséquentes et audacieuses qui vous permettront de vous distinguer.
Une chose est certaine, les entreprises qui ont déjà une idée claire des actions à prendre par les temps qui courent sont déjà en avance par rapport à leurs concurrents.
Dans les rapides, tous les canoéistes savent qu’il faut continuer à pagayer. Sans quoi on frappe les rochers et le courant nous amène là où il veut.
Bref, il faut défendre sa marque et la mettre de l’avant surtout dans les moments difficiles. C’est la meilleure façon de la préserver et d’en assurer la survie.
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