24 juillet 2009 - Auteur : Ginette Labarre
L’autre jour, je suis tombée sur le site Web de Molson Dry (www.molsondry.com) ou de l’APP (l’Association des pros du party). Est-ce que vous saviez que la Dry est la bière officielle de l’APP? Il semble que ça fait plus d’un an que les « coureux » de partys, filles et garçons confondus, ont une association qui s’abrite sous le parapluie du géant Molson.
En 2008, quinze émissions vidéo réalisant des prévisions et commentant les dernières frasques éthyliques de leurs membres ont même été diffusées sur You Tube (http://www.barchezmo.com/molson-dry-et-lassociation-des-pros-du-party). Les deux minutes de la première émission diffusée sur You Tube en 2008 ne m’ont pas donné envie de voir les 15 autres. Un an plus tard, est-ce que Molson a réussi à accrocher cette nouvelle clientèle plus jeune? Je n’en suis pas convaincue. Le site Web existe toujours, mais il ne semble pas s’y passer grand-chose.
Qu’est-ce qui a bien pu inciter le géant brasseur à accepter un concept que je trouve plutôt douteux? Cette campagne de séduction auprès des jeunes les plus « hot » est d’une totale incohérence avec l’image de marque de Molson. D’une part, je ne vois rien de bien reluisant à s’éclater et à faire des concours de « Wet-Tshirt », même en buvant de la Molson Dry. D’autre part, on a mis tellement d’efforts et d’argent pour développer des campagnes de prévention sur les dangers de l’alcool au volant, inciter les jeunes à être sur le party en se regroupant en association n’est pas l’idée du siècle.
Ça fait 222 ans que Molson réussit à conserver une image de marque synonyme de qualité et de raffinement. Pourquoi prendre un risque aussi grand de voir son image ternie? Comme quoi les principes judicieux de la vieille garde avaient du bon.
Les « six principes de John Molson » : l’expérience, la dimension humaine, les détails, la cohérence, l’innovation et la communauté ont permis au brasseur de se tailler une place enviable au Québec et au Canada. Si « John Molson était un entrepreneur des plus prospères, animé d’un vif sentiment de responsabilité sociale * » …, je ne suis pas certaine que ceux qui ont entériné le concept de l’APP aient été animés de ce même sentiment de responsabilité sociale. À trop vouloir… on finit souvent par s’échoir.
* Extrait du site officiel de Molson : www.molson.com
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14 juillet 2009 - Auteur : Ginette Labarre
Certaines entreprises établies depuis de longues années finissent, une fois la marque établie, par développer une sorte d’amnésie qui leur fait oublier de continuer à tenir compte des besoins et de la satisfaction de leur clientèle.
La dégradation de la qualité du service à la clientèle chez Bell Canada a fini par ternir son image de marque. Cela aurait dû servir de signal d’alarme aux autres. Aujourd’hui encore, la pente reste difficile à gravir… Est-ce que les Caisses Desjardins seraient en train d’emboîter le pas à Bell Canada?
Pour de trop nombreux clients de Desjardins, l’impossibilité d’avoir accès à leur bas de laine parce que leur compte est gelé ou parce qu’on leur a imposé un transit qui ne correspond pas du tout à leurs besoins, créent sérieusement de la grogne chez leur clientèle.
Oublie-t-on avec le temps ce qui a été si difficilement acquis, à savoir une marque forte synonyme de confiance et une institution à l’écoute des besoins? … À force de ne pas se faire entendre, on finit par aller ailleurs. Une marque, c’est comme la confiance : longue à établir, vite perdue!
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7 juillet 2009 - Auteur : Claude Lortie
Dans le dernier numéro de Commerce, il y a un article très instructif sur la marque Lacoste. Comment elle est née, comment elle s’est établie et comment aujourd’hui on a recentré et repositionner l’entreprise dans son créneau.
Cette marque a été imitée depuis ses débuts. En fait, presque toute l’industrie du vêtement sportif a été fortement influencée par cette marque. Et elle a traversé le temps. C’est un standard.
Dans l’article on dit que Lacoste fait partie du club sélect des Adidas et Nike, dont les logos sont mondialement connus et reconnus, et que leur marque à elle seule fait vendre.
Quand on réfléchit un tant soit peu aux raisons qui ont permis cela, je ne peux m’empêcher de croire que cette marque a une histoire. Tout tourne autour de son fondateur et de son histoire comme joueur de tennis, comme entrepreneur et comme marketeur hors pair.

Le crocodile c’est lui. Voici ce qu’on raconte sur le site de Lacoste.
La véritable histoire du « Crocodile » commence en 1927. René Lacoste aimait à raconter la façon dont son surnom est devenu un emblème de notoriété mondiale.
« La presse américaine m’a surnommé « Le Crocodile », à la suite d’un pari que j’avais fait avec le Capitaine de l’Équipe de France de COUPE DAVIS. Il m’avait promis une valise en crocodile si je remportais un match important pour notre équipe. Le public américain a retenu ce surnom qui soulignait la ténacité dont je faisais preuve sur les courts de tennis, en ne lâchant jamais ma proie! Mon ami Robert George me dessina alors un crocodile qui fut brodé sur le blazer que je portais sur les courts. »
Derrière les grandes marques, il y a toujours une histoire fascinante.
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