18 août 2009 - Auteur : Ginette Labarre
Ce matin, j’ai lu un billet de Seth Godin, un des plus importants blogueurs sur le marketing que j’aime particulièrement pour ses idées parfois un peu farfelues, mais farcies de vérité tout de même. Ce n’est pas parce qu’on fait de bonnes tartes aux fraises qu’on ne peut pas jeter un œil sur la recette de nos voisins…
Toujours est-il que le billet de Godin traitait des critiques qui importent et de celles qu’on devrait ignorer, tout simplement parce que les critiques n’ont pas toutes le même impact et parce qu’elles n’ont surtout pas toutes un impact réel sur la marque de nos produits ou de notre entreprise.
Ça m’a rappelé le temps où je travaillais au département des ventes chez Québec sciences (revue scientifique éditée au Québec, comme le nom l’indique). Une des choses sur laquelle l’éditorial insistait le plus était de ne jamais contrarier les abonnés et de surtout toujours prendre en compte leurs critiques.

Les abonnés d’une revue, comme les consommateurs en général, critiquent à peu près tout, du choix de l’image en couverture aux publicités sur une marque de voiture qu’ils considèrent plus polluantes qu’une autre (ça s’est vu). Comme je le rapporte plus haut, les critiques n’ont pas toutes le même degré d’importance ni le même impact sur la vente d’un produit.
Que monsieur X, abonné depuis cinq ans, n’aime pas le rouge utilisé sur la couverture ou qu’il trouve qu’il y a trop de publicité sur les voitures a-t-il le même impact qu’une critique négative d’Hubert Reeves lors d’une entrevue à Radio-Canada concernant l’un des articles traités dans la revue?
En lisant ceci, vous vous dites que c’est assez évident comme principe. Pourtant, je vous mets au défi. Je suis certaine que si vous réfléchissez bien, il vous arrive aussi, comme Québec Sciences, de commettre l’erreur de trop vouloir plaire à vos clients et de mettre trop d’énergie à répondre à des critiques qui ne font pas de torts réels à l’image de l’entreprise ou d’un produit.
L’idée est de s’en tenir aux objectifs marketing tout en gardant un œil ouvert évidemment, plutôt que de tirer sur tous les fronts… Repeindriez-vous votre salon au goût de chacun de vos invités? Par contre, vous le feriez peut-être si Manon Leblanc, gourou de la décoration, vous le suggérait.
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11 août 2009 - Auteur : Claude Lortie
Une de mes passions est de rouler à fond de train sur deux roues plusieurs fois par semaine. C’est grisant et ça garde en forme.

Évidemment, les cyclistes sont fascinés par les marques. Tout d’abord le vélo lui-même. La liste est longue des marques très connues, connues et moins connues (seulement par quelques fanatiques). Par exemple, allez voir ce site absolument fascinant. http://vanillabicycles.com/

Il y a les pros qui s’associent à des marques réputées. Il y a les fous absolus qui font tout pour ressembler aux pros. Mais il y aussi les amateurs sérieux qui veulent en avoir pour leur investissement. En fait, ils veulent rouler et s’appuyer sur un vélo qui leur permettra de performer au meilleur de leur forme.
Mais il y a tout de même une particularité dans ce merveilleux monde des cyclistes. Il y a bien sûr les fabricants de vélos qui ont leur stratégie de marque. Mais toutes ces entreprises, petites ou grandes font du cobranding.
En effet, elles consacrent des sommes importantes à peaufiner le cadre, la pièce maitresse du vélo. Mais elles mettent de l’avant les principales composantes mécaniques en faisant valoir la qualité des marques qu’elles utilisent.
Un exemple très courant. Un vélo en aluminium avec des composantes en fibre de carbone ou un vélo tout fibre ou alu sera équipé de pièces du fabricant Shimano, le leader mondial dans son créneau.

La prochaine fois que vous croiserez un cycliste, demandez-lui de vous parler de son vélo. Vous serez étonné de constater à quel point il ou elle connait toutes les marques sur lesquelles il ou elle roule.
Dans le monde des cyclistes, la marque est une garantie de performance et donc de plaisir.


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4 août 2009 - Auteur : Ginette Labarre
Je ne sais pas si c’est ma quarantaine qui a mal à la consommation ou si c’est l’influence psychologique des marques dans mes choix de consommation qui me font mal, mais dans tous les cas, le petit hamster s’est mis à faire du 100 km depuis que j’ai décidé de changer de téléphone cellulaire.
Il y a quelques semaines, je décide de changer mon téléphone cellulaire. Ma fille aussi. Finalement, je me suis convaincue que ce n’était pas très nécessaire de prendre le « vieux cell » de ma fille, acheté il y a 7 ou 8 mois, pour lui laisser le plaisir de s’en procurer un nouveau.

J’ai résisté une semaine contre l’envie de revenir à « ma » marque depuis dix ans. Je vous jure que malgré la force des arguments que je me suis servie moi-même, j’ai fini par aller m’acheter un Motorola! J’ai toujours acheté la marque Motorola et le menu de Samsung m’énerve… on dirait que je ne me retrouve plus!
C’est pareil pour la nourriture. J’achète souvent la marque qui n’est pas une marque, « No Name », sauf pour ce qui, je m’en rends bien compte, a bercé mon enfance. Je suis incapable de laisser tomber ma marque préférée pour une autre. Je continue donc à payer plus cher la poudre de chocolat de marque Quick, le Ketchup Heinz, la mayonnaise Hellmann’s et le beurre d’arachide Kraft.



Ça s’est rien, le dernier cadeau de mon filleul c’était des Légo. Je suis certaine que vous savez exactement de quoi je parle. Il existe d’autres marques qui vendent des produits similaires. Je ne sais même plus pourquoi j’achète la marque Légo. Je paye donc plus cher seulement parce que j’ai, il y a bien des années, associé Légo à « jeux de construction ».

Ce qui m’agace le plus est que j’ai beau connaître les stratégies ratoureuses de ces compagnies, je n’arrive pas plus que vous à me distancer au quotidien des marques au profit des produits. Comme tout bon consommateur averti, je me vante de faire des choix éclairés, mais les marques sont assez fortes pour m’amener à faire des choix inconscients.
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