26 janvier 2010 - Auteur : Claude Lortie
Bienvenue au merveilleux monde de la confusion. À peu près tout le monde lance sa marque verte ou bio. Mais sans concertation cela ne peut mener qu’à une dépréciation rapide de ces marques. Au bout du compte, le consommateur doit pouvoir non seulement s’y retrouver, mais surtout avoir confiance dans la marque qu’il ou elle choisit.
Or il est extrêmement difficile de savoir sur quel pied danser. La preuve, cet extrait d’un article de Jean-François Cliche du quotidien Le Soleil ayant pour titre : Logos écologiques : le Far West vert.
Professeurs à la faculté d’administration de l’UdeS, Fabien Durif et Caroline Boivin ont recensé tous les produits nettoyants (détergents tout usage, lessive, assouplisseur et savon à vaisselle) vendus par 32 détaillants du Québec, pour un total de 1 205 produits répartis en 133 marques. Résultat : pas étonnant que de nombreux consommateurs ne sachent plus trop quoi penser en voyant des logos en forme de feuille, de plante, de Terre, de poisson, de lapin ou autre. M Durif et Mme Boivin ont en effet trouvé pas moins de 58 labels différents uniquement sur les produits nettoyants – sans compter de nombreuses allégations sans logo, comme. « bon pour l’environnement », « naturel », etc.!
Ou encore:

Selon une récente étude de TerraChoice Environmental Marketing plus de 23 % des produits verts étudiés entraient dans cette catégorie d’étiquette mensongère, soit des produits qui, par des mots ou des images, donnent l’impression d’être endossés par une tierce partie alors que ce n’est pas le cas.
De toute évidence, il reste beaucoup à faire dans ce domaine pour assurer la viabilité des marques vertes. La plus grande menace est évidemment que les consommateurs perdent totalement confiance et se détournent de ces produits. Ici je parle de consommation de masse et non de consommateurs militants. C’est une question de nombre qui assurera la survie des marques vertes.

WalMart tente une percée dans ce domaine. La 2e plus grande société au monde selon Fortune 500 participe activement à la création d’un index de durabilité. Il s’agit d’un travail colossal qui prendra plusieurs années à réaliser et qui au final doit permettre aux consommateurs de connaître la vraie nature des produits qu’ils achètent. On peut trouver tous les détails sur leur site. Mais on peut déjà y lire :
This will provide customers with greater transparency into the quality and history of products than they have today. (Cela donnera aux clients plus de transparence qu’aujourd’hui quant à la qualité et l’histoire des produits.)
WalMart a pris à la fois le leadership dans ce dossier et une décision d’affaires audacieuse qui le placera devant tous ses concurrents. Plus encore, si le défi est relevé adéquatement, ce sera la seule façon de faire dans ce secteur d’activité. On peut parler ici d’une véritable stratégie de marque pour WalMart. On peut parler aussi d’une véritable stratégie de marque verte.
D’ailleurs, WalMart Canada sera l’hôte le 10 février 2010 d’un sommet sur la durabilité qui «exposera des exemples concrets d’études de cas nous incitant à adopter une pratique durable. En collaboration avec différents secteurs de l’industrie, le sommet accélèrera la mise en application de pratiques commerciales rentables et favorables à l’environnement.»
À suivre de près.
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19 janvier 2010 - Auteur : Claude Lortie
Je viens lire plusieurs articles sur le sujet et je trouve cela très intéressant. Je consacre à la fois du temps personnel et professionnel à la philanthropie. Je suis donc sensible à cette question et je réfléchis souvent à comment convaincre les fondations et associations de développer de véritables stratégies de marque.
Ce qui me préoccupe le plus c’est comment réorganiser la philanthropie de telle sorte qu’elle s’inscrive différemment dans les habitudes des individus, mais aussi des entreprises.
Je ne parle pas ici de se donner bonne conscience et de faire un chèque. Il faut aller plus loin que ça. Le problème tient au fait que c’est ce que l’on nous propose la plupart du temps. On fait trop souvent appel à la notion de charité, de pitié et de compassion. La philanthropie doit aller au-delà de cette approche et s’inscrire comme une participation active à la société dans laquelle les individus vivent et où les entreprises font des affaires.
Il est donc important que les fondations et autres organisations sociales trouvent une nouvelle façon de présenter leurs causes et de convaincre les individus et les entreprises de soutenir ces causes à long terme.
Deux exemples.
Pepsi vient de renoncer à placer des millions en publicité lors du Super Bowl aux États-Unis. La société a créé Pepsi Refresh Project qui consacrera des millions à financer des projets dans la collectivité. Voici ce que l’on peut lire sur le site Web du Refresh Project :
We’re looking for people, businesses, and non-profits with ideas that will have a positive impact. Look around your community and think about how you want to change it. (Nous cherchons des gens, des entreprises et des OSBL qui ont des idées qui auront un impact positif. Regardez dans votre communauté et pensez à comment vous souhaiteriez la changer.)
Je vous invite à visiter le site officiel et à prendre connaissance de cette idée fort originale et audacieuse.http://www.refresheverything.com/index

Telus soutient plusieurs causes et fait de la philanthropie une valeur d’entreprise. Selon le magazine Commerce de janvier :
Depuis 2000, Telus et ses employés et retraités ont versé 137 millions de dollars à des organismes de bienfaisance et des OSBL.

Pour Darren Entwistle, PDG de Telus :
Faire de la philanthropie, c’est aider à bâtir une société intéressante du point de vue culturel et intellectuel. Et cela profite aux entreprises.
Je pense que cela profite à toute la société. À condition bien sûr que cela repose sur un véritable intérêt d’investissement social. De toute façon, c’est une très bonne stratégie de marque.
Publié mardi 26 janvier 2010 dans Vision Durable:
TELUS est désignée entreprise philanthropique de premier ordre pour l’année 2010.
Une première pour une entreprise canadienne.L’Association of Fundraising Professionals (AFP) accordera la distinction Freeman Philanthropic Services Award for Outstanding Corporation pour l’année 2010 à l’entreprise canadienne de télécommunications.
Cette distinction souligne l’engagement d’une entreprise qui s’appuie sur le soutien financier, les encouragements et la motivation d’autrui pour jouer un rôle mobilisateur dans la communauté.
AFP souligne que l’approche de TELUS en matière de philanthropie et son engagement à encourager la participation de ses employés est une référence en termes d’excellence parmi les entreprises partout dans le monde.
TELUS, les membres de son équipe et les retraités ont versé 158 millions de dollars à des organismes caritatifs et sans but lucratif et effectué plus de 3 millions d’heures de bénévolat dans les communautés locales depuis 2000, selon les chiffres de l’entreprise.
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12 janvier 2010 - Auteur : Claude Lortie
C’est le cas d’une marque très forte, le iPhone. Je pense que cela ne vous surprendra pas vraiment. Mais ce qui est intéressant de souligner ici c’est la force derrière l’image de marque. iPhone est avant tout un levier d’affaires extrêmement puissant.

Voici trois exemples très révélateurs trouvés sur le Web.
Le premier a été publié par Fast Company
Un sondage en ligne mené au Royaume-Uni auprès de 1013 adultes entre 18 et 65 ans et 536 jeunes âgés de 13 à 17 a révélé que les propriétaires du petit appareil dépensent plus que tous les autres consommateurs et pas seulement pour les produits Apple.
Dans le cas des livres numériques, les propriétaires d’un iPhone, dans une proportion de 42 %, souhaitent acheter des livres en ligne contre 30 % pour le public en général. Dans le cas des magazines en ligne, 38 % pour les utilisateurs d’iPhone contre 29 % pour les autres. Vous trouverez l’article sur le lien suivant : http://www.fastcompany.com/blog/kit-eaton/technomix/hey-big-online-spender-you-must-be-iphone-owner
Autre exemple et qui inclut aussi le iPod touch
CUPERTINO, Californie – le 5 janvier 2010 – Apple® a annoncé aujourd’hui que plus de trois milliards d’applications ont été téléchargées depuis son révolutionnaire App Store par les utilisateurs d’iPhone® et d’iPod touch® du monde entier.
« Trois milliards d’applications téléchargées en moins de 18 mois, c’est du jamais vu », a déclaré Steve Jobs, CEO d’Apple. « L’App Store offre aux utilisateurs d’iPhone et d’iPod touch une expérience complètement différente de ce qui existe sur d’autres terminaux mobiles, et nous ne pensons pas que la concurrence puisse nous rattraper de sitôt. »
Et un dernier exemple
Sur le site Web de Vitrue, on trouve la liste des 100 marques les plus citées dans les médias sociaux. Pour l’année 2009, vous aurez deviné que l’iPhone venait en première place. Facebook fait partie de ces médias et compte plus de 350 millions de membres, dont 100 millions, aux États-Unis seulement.
On a analysé plusieurs dimensions de l’interactivité sociale comme :
Le réseautage social – le partage courant d’information, le partage de vidéos et de photos, les blogues spécialisés et les blogues en général.
Voici la liste des 20 premières marques classées selon leur méthodologie :
iPhone
Disney
CNN
MTV
NBA
iTunes
Wii
Apple
Xbox
Nike
Starbucks
NFL
PlayStation
Adidas
BlackBerry
Sony
Mercedes
Microsoft
Samsung
BMW
Vous trouverez les 80 autres marques et l’article au complet sur le lien :
http://vitrue.com/blog/2010/01/04/the-vitrue-100-top-social-brands-of-2009/
Dans cette liste on trouve dans les 10 premières positions, 3 fois Apple et ses produits. Ce n’est pas mal du tout pour une société qui ne représente que des parts marginales de marché. Dans le cas du iPhone on parle de seulement 0,9 % des téléphones portables vendus dans le monde.
Mais encore une fois, la force de cette marque est tellement grande qu’elle influence à elle seule tous les autres fabricants et la manière de faire des affaires dans leur champ d’activité.
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